En bref

  • Le classement de 1 à 5 étoiles est facultatif et payant. Il est prononcé par un organisme de contrôle accrédité par le COFRAC ou agréé, choisi librement par le loueur.
  • La visite coûte de 150 à 210 € TTC pour un premier logement chez les quatre organismes agréés dont nous avons consulté la grille 2026. Les tarifs sont libres.
  • L'organisme remet son certificat dans le mois qui suit la visite. Le loueur a 15 jours pour refuser, puis le classement est acquis pour 5 ans.
  • Sur les revenus 2025, un meublé classé bénéficie d'un abattement micro-BIC de 50 % jusqu'à 77 700 € de recettes, contre 30 % jusqu'à 15 000 € sans classement.

Faire classer un meublé de tourisme coûte de 150 à 210 € TTC pour un premier logement chez les organismes agréés dont la grille 2026 est publiée, et le verdict tombe dans le mois qui suit la visite. Le classement, de 1 à 5 étoiles, est valable cinq ans. Il reste facultatif, mais il décide de l’abattement fiscal du micro-BIC et du tarif de taxe de séjour que paient vos voyageurs.

Qu’est-ce que le classement d’un meublé de tourisme ?

Le classement est une évaluation officielle du confort et des équipements d’un logement loué à une clientèle de passage. Il aboutit à une catégorie de 1 à 5 étoiles, inscrite dans une décision nominative. Service-Public le présente comme une « preuve de qualité » destinée au client.

Un meublé de tourisme est, selon le code du tourisme, une villa, un appartement ou un studio meublé, à l’usage exclusif du locataire. Il est loué à la journée, à la semaine ou au mois à une clientèle qui n’y élit pas domicile. Un même client ne peut pas y totaliser plus de 90 jours consécutifs par année civile.

La démarche est facultative et payante. Aucun texte n’oblige un loueur à faire classer son gîte ou son appartement. Le classement se distingue des labels privés, qui relèvent de chartes propres à chaque réseau et n’ouvrent pas les mêmes droits fiscaux.

Le classement ne doit pas être confondu avec deux autres signaux que voit le voyageur. Un label est attribué par un réseau privé ou associatif selon sa propre charte, avec ses propres visites et sa propre cotisation. Certains réseaux sont aussi organismes agréés et proposent les deux démarches, mais elles restent distinctes : seule la décision de classement ouvre l’abattement fiscal majoré.

La note des plateformes de réservation, elle, résulte des avis des clients. Elle n’a aucune valeur réglementaire, même lorsqu’elle s’affiche sous forme d’étoiles. Un logement très bien noté mais jamais visité par un organisme reste « non classé » pour l’administration fiscale et pour la commune qui perçoit la taxe de séjour.

Le label Tourisme & Handicap fait exception : il relève de l’État et signale l’accessibilité du logement. Il peut être demandé en plus du classement, dont la grille lui accorde d’ailleurs trois points à la carte.

Le référentiel en vigueur est le tableau homologué par l’arrêté du 24 novembre 2021, qui modifie l’arrêté du 2 août 2010 fixant les normes et la procédure de classement. Il compte 133 critères répartis en trois chapitres, plus un prérequis de surface. Le détail des points est traité dans notre page sur la grille de classement et les points par étoile.

ÉlémentCe que prévoit la règle
NatureFacultatif, à l’initiative du loueur
Catégories1 à 5 étoiles
RéférentielArrêté du 24 novembre 2021, 133 critères
Qui décideL’organisme de contrôle choisi par le loueur
Durée5 ans
FormulaireCerfa 11819*03
CoûtLibre, fixé par l’organisme

Qui fait le classement : organisme accrédité COFRAC ou agréé ?

Le classement ne passe ni par la mairie, ni par Atout France. Atout France le rappelle sur sa page dédiée : la procédure se déroule intégralement hors de sa plateforme, et le loueur n’a pas de compte à créer. L’agence publie seulement le référentiel, le guide de contrôle et la liste des organismes habilités.

Deux familles d’organismes peuvent réaliser la visite et prononcer le classement :

  • Les organismes accrédités par le Comité français d’accréditation (COFRAC), selon la norme NF EN ISO/CEI 17020. La liste publiée par Atout France, à jour au 8 juin 2026, en compte quatorze, pour la plupart des cabinets privés d’inspection.
  • Les organismes agréés, dits « réputés détenir l’accréditation » au sens du 2° de l’article L324-1 du code du tourisme. Ils transmettent une attestation de conformité et figurent sur une liste départementale mise à jour chaque mois. On y trouve des offices de tourisme, des agences départementales et des relais de réseaux de labels.

Le loueur choisit librement son organisme, y compris hors de son département. Atout France précise qu’elle se borne à accuser réception des informations transmises par les organismes agréés, sans en vérifier la conformité. Vérifiez donc que l’organisme retenu figure bien sur la liste à jour au moment de la demande.

Un organisme qui refuse de classer n’est pas le dernier mot. Rien n’interdit de solliciter un autre organisme après avoir corrigé les points manquants. En revanche, un même inspecteur ne peut pas classer plusieurs logements d’un coup : chaque meublé est visité séparément.

Comment obtenir le classement d’un meublé de tourisme : la procédure étape par étape

La procédure tient en cinq étapes. Les délais fixés par les textes ne portent que sur la fin du parcours ; le délai avant la visite dépend de l’agenda de l’organisme.

ÉtapeQui agitDélai
1. Demande (Cerfa 11819*03) et contratLe loueur, auprès de l’organisme choisiLibre
2. Visite d’inspection sur placeL’inspecteur de l’organismeSelon l’organisme
3. Pièces complémentaires éventuellesLe loueur15 jours ouvrés maximum après la visite
4. Certificat de visite et proposition de classementL’organismeDans le mois suivant la visite
5. Refus éventuel de la propositionLe loueur15 jours après réception du certificat
6. Classement acquisAutomatique en l’absence de refusValable 5 ans

La demande et la visite

La demande se fait sur le formulaire Cerfa 11819*03, adressé directement à l’organisme évaluateur. Elle précède un contrat commercial entre le loueur, ou son mandataire, et l’organisme. La visite est dite « déclarée » : l’inspecteur se présente à son arrivée et vérifie l’ensemble des critères.

Le guide de contrôle d’Atout France exige une visite in situ. La webcam, la visioconférence, le drone ou tout procédé équivalent sont exclus. Le logement doit être présenté dans l’état où le client le trouverait, avec son linge, sa vaisselle et ses équipements en place.

Les pièces complémentaires après la visite

Le guide tolère l’envoi d’éléments factuels dans les 15 jours ouvrés qui suivent la visite. Il cite des factures, un bon à tirer de brochure ou un livret d’accueil. Une contre-visite peut aussi être organisée dans ce délai.

Cette souplesse vaut pour les petits équipements. Elle ne couvre pas les critères lourds : gros œuvre, remise en état, défaut de propreté ou dégâts ne se valident jamais sur simple facture ou devis.

Le certificat de visite

Dans le mois qui suit la visite, l’organisme remet au loueur un certificat de visite en trois pièces : le rapport de contrôle, la grille de contrôle remplie et une proposition de décision de classement. La proposition indique la catégorie obtenue, qui peut être inférieure à celle demandée.

Le loueur dispose alors de 15 jours pour refuser la proposition par écrit. Passé ce délai, sans refus, le classement est acquis. L’organisme transmet ensuite chaque mois ses décisions au comité ou à l’agence départementale du tourisme, par une plateforme nationale.

Quel Cerfa pour la demande de classement, et quel dossier préparer ?

Le formulaire officiel est le Cerfa 11819*03, « Demande de classement d’un meublé de tourisme ». Il se télécharge sur Service-Public et se remet à l’organisme choisi, pas à la mairie. Certains organismes proposent leur propre formulaire en ligne qui reprend les mêmes informations.

La décision de classement mentionne le nom du loueur, le cas échéant celui du mandataire, l’adresse du meublé, sa capacité en nombre de personnes et sa catégorie. Ces informations doivent donc être exactes dès la demande. Avant la visite, rassemblez :

  • l’adresse précise du logement et, en copropriété, l’étage et le numéro de lot ;
  • le nombre de pièces d’habitation, la surface de chacune et la surface totale hors salle d’eau et WC ;
  • la capacité d’accueil et la liste des couchages avec leurs dimensions ;
  • la catégorie visée, pour que l’inspecteur applique la bonne colonne de la grille ;
  • les supports d’information client : livret d’accueil, annonce, site internet, brochures.

Mesurez vous-même les surfaces avant la demande. Le guide tolère 10 cm d’écart sur la longueur et la largeur entre la mesure déclarée et celle de l’inspecteur. Seules comptent les surfaces sous au moins 1,80 m de hauteur de plafond.

Combien coûte le classement d’un meublé de tourisme ?

Aucun barème officiel n’existe. Service-Public se contente d’indiquer que la démarche est payante, et chaque organisme fixe librement son prix. Le coût dépend de la surface, du nombre de logements présentés ensemble et parfois de la distance de déplacement.

Nous avons relevé le 25 septembre 2026 les grilles 2026 publiées par quatre organismes agréés départementaux. Ce relevé est indicatif : il ne couvre ni tous les départements ni les cabinets privés accrédités, dont les tarifs se consultent sur devis.

Organisme agréé relevé (grille 2026)Premier logementLogement suivant
Relais départemental, Bouches-du-Rhône150 € TTC130 € TTC
Relais départemental, Bretagne (22, 35, 56)160 € TTCNon précisé
Agence départementale, Haute-Savoie160 à 200 € TTC selon la formuleNon précisé
Relais départemental, Creuse210 € TTC90 € TTC

La fourchette constatée va donc de 150 à 210 € TTC pour un premier logement, déplacement compris. Plusieurs organismes pratiquent un tarif dégressif pour le deuxième meublé visité le même jour. Le panonceau aux étoiles est parfois facturé à part, autour de 15 € chez l’un des organismes relevés.

Rapporté à la durée du classement, le coût est modeste. Une visite à 180 € amortie sur cinq ans revient à 36 € par an. Le paiement est dû même en cas de refus de classement, ce que certaines conditions générales précisent explicitement.

Combien de temps dure le classement, et comment le renouveler ?

La décision de classement est valable 5 ans à compter de son obtention. À l’échéance, le classement tombe : il faut refaire une demande et une nouvelle visite complète. Aucun renouvellement tacite n’existe.

Anticipez la date d’échéance d’au moins deux mois. Un logement dont le classement a expiré redevient « non classé » pour l’impôt et pour la taxe de séjour. Les recettes encaissées après l’expiration relèvent alors de l’abattement réduit.

Trois événements imposent une nouvelle demande avant les cinq ans, selon la FAQ d’Atout France mise à jour en août 2026 :

  • un changement de propriétaire, y compris par succession, car la décision est nominative ;
  • une modification de la capacité d’accueil, par exemple l’ajout ou le retrait d’un couchage ;
  • une transformation du logement qui change le nombre de pièces d’habitation ou leur surface.

À l’inverse, le remplacement d’un équipement par un modèle équivalent ne remet pas le classement en cause. Un loueur qui ajoute des équipements peut demander une nouvelle visite pour viser une catégorie supérieure, sans attendre la fin des cinq ans.

Quels avantages procure un meublé de tourisme classé ?

Le classement agit sur trois leviers chiffrés : l’impôt sur le revenu en micro-BIC, la taxe de séjour et, dans certaines zones rurales, les impôts locaux. Il ajoute un argument commercial que chaque loueur appréciera selon sa clientèle.

L’abattement micro-BIC : avant et après la loi Le Meur

Le micro-BIC est le régime fiscal simplifié des loueurs en meublé : l’administration applique un abattement forfaitaire aux recettes pour obtenir le revenu imposable. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a réduit l’écart entre classé et non classé, sans le supprimer.

Meublé de tourismeRevenus jusqu’en 2024Revenus perçus à partir du 1er janvier 2025
ClasséAbattement 71 %, plafond 188 700 €Abattement 50 %, plafond 77 700 €
Non classéAbattement 50 %, plafond 77 700 €Abattement 30 %, plafond 15 000 €
Chambre d’hôtesAbattement 71 %, plafond 188 700 €Abattement 50 %, plafond 77 700 €

Pour les recettes perçues en 2026, Service-Public annonce un plafond relevé à 83 600 € pour les meublés classés, le plafond des non classés restant à 15 000 €. Le détail des taux, des profils et de la bascule au réel figure dans notre page sur l’abattement micro-BIC d’un meublé classé ou non classé.

L’écart de plafond pèse autant que l’écart de taux. Au-delà de 15 000 € de recettes, un meublé non classé sort du micro-BIC et passe au régime réel, avec une comptabilité à tenir. Le classement permet de rester au régime simplifié jusqu’à 77 700 € sur les revenus 2025.

La taxe de séjour

Dans une commune qui a institué la taxe de séjour, un meublé classé applique un tarif fixe par personne et par nuit, voté par la commune dans la fourchette du barème national. Un meublé non classé applique un pourcentage de 1 à 5 % du prix de la nuitée par personne, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la collectivité.

CatégorieTarif minimum 2026Tarif maximum 2026
Meublé 5 étoiles0,70 €3,60 €
Meublé 4 étoiles0,70 €2,60 €
Meublé 3 étoiles0,50 €1,70 €
Meublé 2 étoiles0,30 €1,00 €
Meublé 1 étoile0,20 €0,80 €
Non classé1 % à 5 % du prix par personne et par nuit, plafonné

Les mineurs sont exonérés dans les deux cas. Le tarif proportionnel du non classé pénalise surtout les locations à prix élevé, où 5 % d’une nuitée chère dépasse vite le tarif fixe d’une catégorie classée. Le calcul complet est détaillé dans notre page sur la taxe de séjour d’une location saisonnière.

Les impôts locaux en zone de revitalisation rurale

Dans une commune classée en zone France ruralités revitalisation (ZFRR ou ZFRR+), un meublé de tourisme classé peut être exonéré de taxe foncière sur les propriétés bâties, sous conditions. La demande se fait sur le Cerfa 15532. Pour une résidence secondaire classée, une exonération de taxe d’habitation peut aussi se demander, sur le Cerfa 13567.

Ces exonérations dépendent d’une délibération locale et du zonage en vigueur. Le centre des finances publiques du lieu du logement confirme l’éligibilité avant tout dépôt.

Exemple chiffré : un gîte de 14 000 € de recettes, classé ou non

Prenons un gîte de quatre personnes, résidence secondaire de son propriétaire, loué 20 semaines par an. Ses recettes 2025 atteignent 14 000 €. Le propriétaire relève du micro-BIC et ses recettes restent sous le seuil de 23 000 € au-delà duquel des cotisations sociales sont dues.

Calcul sur les revenus 2025Non classéClassé 3 étoiles
Recettes14 000 €14 000 €
Abattement30 %, soit 4 200 €50 %, soit 7 000 €
Revenu imposable9 800 €7 000 €
Écart de base imposable2 800 € de moins
Impôt économisé si tranche à 11 %308 €
Impôt économisé si tranche à 30 %840 €
Coût annuel du classement (180 € sur 5 ans)36 €

Ces montants ne comprennent pas les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, qui s’appliquent aussi au revenu imposable et accroissent l’écart. Le taux à retenir se vérifie sur la notice de la déclaration de l’année.

Le plafond change aussi la donne. Si ce gîte atteignait 16 000 € de recettes, il sortirait du micro-BIC sans classement, puisque le plafond des non classés est de 15 000 €. Classé, il y resterait sans difficulté. Au-delà de ce cas simple, un expert-comptable ou le service des impôts des entreprises compare utilement micro-BIC et régime réel.

Côté taxe de séjour, supposons une nuitée à 160 € pour quatre adultes, soit 40 € par personne. Non classé, à un taux communal de 5 %, chaque adulte paierait 2,00 € par nuit, dans la limite du plafond local. Classé 3 étoiles dans une commune qui aurait voté 1,00 €, il paierait 1,00 €. L’écart ne profite pas au loueur, mais il allège la facture affichée au voyageur.

Afficher, contester ou perdre son classement

Afficher son classement : décision, panonceau et annonces

Le classement impose une obligation d’affichage : la décision de classement doit être visible à l’intérieur du logement. Le client doit pouvoir la consulter pendant son séjour, par exemple près de l’entrée ou dans le livret d’accueil affiché.

Le panonceau aux étoiles est facultatif. Atout France met à disposition les fichiers officiels du modèle 2026 pour chaque catégorie. Certains organismes le vendent, d’autres le remettent sur demande.

Sur les annonces, le loueur peut indiquer sa catégorie et utiliser le logo correspondant. La déclaration du meublé en mairie mentionne aussi, le cas échéant, la date de la décision de classement et son niveau. Les étapes de cette déclaration sont détaillées dans notre page sur la déclaration d’un meublé de tourisme en mairie.

Refuser ou contester la proposition de classement

Le seul recours prévu par les textes est le refus de la proposition dans les 15 jours qui suivent la réception du certificat de visite. Le refus se fait par écrit, remis directement à l’organisme. Atout France l’assimile à une réclamation.

À réception, l’organisme décide lui-même s’il corrige sa proposition ou s’il la maintient, en la justifiant. Aucun délai de réponse n’est fixé par les textes : chaque organisme le précise dans ses conditions générales de vente. Lisez-les avant de signer le contrat de visite.

Si l’erreur vient de l’organisme, par exemple une surface mal reportée, Atout France indique qu’il doit corriger et renvoyer les documents rectifiés dans un délai raisonnable. Si le désaccord porte sur l’appréciation d’un critère, la voie la plus rapide reste souvent une nouvelle demande après mise à niveau du logement.

Perdre son classement

Le classement se perd à l’expiration des cinq ans, ou lorsque ses conditions ne sont plus réunies : changement de propriétaire, de capacité ou de configuration. Un loueur qui continue d’afficher des étoiles expirées présente une information fausse au client et à l’administration fiscale.

Classer son meublé : dans quels cas la démarche vaut-elle la peine ?

Le classement se justifie presque toujours dès que les recettes dépassent 15 000 € par an, puisqu’il conditionne le maintien au micro-BIC. En dessous, il reste intéressant si le taux marginal d’imposition du foyer est élevé ou si la commune applique un taux proportionnel fort aux non classés.

Il se discute davantage pour un logement loué quelques semaines par an, dont les recettes restent faibles. L’économie d’impôt peut alors tomber sous le coût de la visite et des éventuels équipements à ajouter. Le calcul se fait sur ses propres chiffres, pas sur une moyenne.

Avant de demander une visite, confrontez votre logement à la grille de la catégorie visée : surfaces, literie, équipements obligatoires. Viser une étoile de moins que prévu coûte peu fiscalement, puisque l’abattement est identique de 1 à 5 étoiles. Seul le tarif de taxe de séjour varie selon la catégorie.

Questions fréquentes

Peut-on faire classer un meublé de tourisme qui est sa résidence principale ?

Oui. Le classement ne dépend pas du statut du logement : une résidence principale louée quelques semaines par an peut être classée comme une résidence secondaire. Les règles de déclaration et le plafond de jours de location restent, eux, propres à la résidence principale.

Le classement est-il perdu en cas de vente du logement ?

Oui. La décision de classement mentionne le nom du loueur. Atout France indique qu'un changement de propriétaire, y compris par succession, impose une nouvelle demande de classement.

Faut-il refaire classer le logement si l'on ajoute ou retire un couchage ?

Oui. La décision indique la capacité d'accueil en nombre de personnes. Modifier cette capacité change l'application de plusieurs critères, et Atout France recommande de déposer une nouvelle demande.

La visite de classement peut-elle se faire à distance, en visio ?

Non. Le guide de contrôle d'Atout France impose un déplacement de l'inspecteur dans le logement. La webcam, le drone ou la visioconférence sont expressément exclus.

Un meublé classé doit-il afficher ses étoiles ?

La décision de classement doit être affichée de manière visible dans le logement. Le panonceau aux étoiles, lui, est facultatif, tout comme l'usage du logo sur les annonces.

Combien de temps faut-il pour obtenir le classement ?

Le texte fixe un mois entre la visite et la remise du certificat, puis 15 jours de délai de refus. Le délai avant la visite dépend de l'organisme : l'un des organismes agréés dont nous avons lu la notice 2026 s'engage sur 30 jours.

Sources et méthode

  • Service-Public.gouv.fr, « Faire de sa résidence secondaire une location de vacances (meublé de tourisme) », fiche F2043 vérifiée le 21 mai 2026 : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2043 (consulté le 25 septembre 2026)
  • Service-Public.gouv.fr, formulaire « Demande de classement d'un meublé de tourisme », Cerfa 11819*03 : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/R32445 (consulté le 25 septembre 2026)
  • Atout France, « Référentiel de classement des meublés de tourisme 2022 V2 » (tableau issu de l'arrêté du 24 novembre 2021) et « Guide de contrôle 2022 » : https://www.atout-france.fr/fr/classement/meuble-de-tourisme (consulté le 25 septembre 2026)
  • Atout France, FAQ meublé de tourisme, mise à jour du 14 août 2026 : https://www.atout-france.fr/fr/classement/faq-meuble-de-tourisme (consulté le 25 septembre 2026)
  • Atout France, listes des organismes accrédités (mise à jour du 8 juin 2026) et agréés (mise à jour du 1er septembre 2026) pour le classement des meublés de tourisme (consultées le 25 septembre 2026)
  • Entreprendre.Service-Public.gouv.fr, « Hébergement touristique et micro-entreprise : règles applicables aux revenus 2025 », fiche F39451 vérifiée le 21 février 2026 : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F39451 (consulté le 25 septembre 2026)
  • Entreprendre.Service-Public.gouv.fr, « Taxe de séjour touristique : quels sont les tarifs ? », barème 2026, fiche F31635 : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F31635 (consulté le 25 septembre 2026)
  • Service-Public.gouv.fr, actualité « Louer sa résidence principale : les règles ont changé en 2026 », 27 juillet 2026 : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18880 (consulté le 25 septembre 2026)
  • Tarifs de visite : grilles 2026 publiées en ligne par quatre organismes agréés départementaux (Creuse, Haute-Savoie, Bouches-du-Rhône, Bretagne), relevées le 25 septembre 2026. Fourchette indicative, non exhaustive.