En bref
- Meublé classé : tarif fixe par personne et par nuit, voté par la commune entre 0,20 € et 0,80 € (1 étoile) et jusqu'à 3,60 € (5 étoiles) en 2026.
- Meublé non classé : 1 à 5 % du coût de la nuitée par personne, plafonné au tarif le plus élevé adopté par la collectivité.
- Une taxe additionnelle départementale de 10 % peut s'ajouter, ainsi que 15 % et 200 % en Île-de-France, ou 34 % dans 17 départements du Sud.
- Exemple : 4 adultes et 2 enfants, 7 nuits, 910 € dans un meublé non classé à 5 % : 33,32 € de taxe avec la part départementale.
La taxe de séjour d’une location saisonnière se paie par personne et par nuit. Pour un meublé classé, la commune vote un tarif fixe, compris en 2026 entre 0,20 € et 0,80 € pour 1 étoile et jusqu’à 3,60 € pour 5 étoiles. Pour un meublé non classé, elle applique un taux de 1 à 5 % du coût de la nuitée par personne, plafonné au tarif le plus élevé qu’elle a adopté. Des taxes additionnelles de 10 % à 200 % peuvent s’y ajouter selon le territoire.
Hôte en règle n’est ni un office de tourisme ni une collectivité : le site ne collecte aucune taxe. La taxe se reverse à la commune ou à l’intercommunalité qui l’a instituée, selon le calendrier qu’elle a fixé.
Qui paie la taxe de séjour d’une location saisonnière, et qui la reverse ?
La taxe de séjour est un impôt local facultatif. Seules les communes et les intercommunalités qui l’ont instituée par délibération la perçoivent. La délibération doit être prise avant le 1er juillet pour une application au 1er janvier de l’année suivante.
Deux régimes existent, et c’est la collectivité qui choisit par catégorie d’hébergement :
- au réel : le voyageur paie la taxe, le loueur la collecte puis la reverse ;
- au forfait : le loueur paie lui-même un montant calculé sur la capacité d’accueil et la période d’ouverture, qu’il ait eu des clients ou non.
Pour un meublé non classé, le choix n’existe plus : depuis le 1er janvier 2020, le régime au réel s’applique systématiquement aux hébergements sans classement. La plupart des loueurs particuliers relèvent donc du réel, et c’est ce régime que détaille cette page.
Le particulier qui loue son logement quelques semaines par an n’échappe pas à la règle. La taxe de séjour ne dépend ni du statut du loueur, ni du montant de ses recettes, ni de la durée d’ouverture : dès qu’un voyageur non domicilié dans la commune y passe une nuit contre paiement, la taxe est due si la collectivité l’a instituée. La seule différence tient à la collecte, souvent assurée par la plateforme pour un loueur non professionnel.
Dans le régime au réel, trois acteurs interviennent. Le voyageur est redevable. Le loueur, ou la plateforme qui encaisse le paiement, est collecteur. La collectivité reçoit le produit et contrôle les déclarations.
Tarifs de la taxe de séjour 2026 : le barème par catégorie
Le barème fixe, pour chaque catégorie, un tarif plancher et un tarif plafond. La commune choisit un montant dans cette fourchette. Les limites sont revalorisées chaque année comme l’indice des prix à la consommation hors tabac de l’avant-dernière année, soit + 1,8 % pour 2026.
| Catégorie d’hébergement | Tarif plancher 2026 | Tarif plafond 2026 |
|---|---|---|
| Palaces | 0,70 € | 4,90 € |
| Meublés de tourisme, hôtels et résidences 5 étoiles | 0,70 € | 3,60 € |
| Meublés de tourisme, hôtels et résidences 4 étoiles | 0,70 € | 2,60 € |
| Meublés de tourisme, hôtels et résidences 3 étoiles | 0,50 € | 1,70 € |
| Meublés 2 étoiles, hôtels 2 étoiles, villages de vacances 4 et 5 étoiles | 0,30 € | 1,00 € |
| Meublés 1 étoile, villages de vacances 1 à 3 étoiles, chambres d’hôtes, auberges collectives | 0,20 € | 0,80 € |
| Campings 3 à 5 étoiles, aires de camping-cars (par tranche de 24 h) | 0,20 € | 0,60 € |
| Campings 1 et 2 étoiles, ports de plaisance | 0,20 € | 0,20 € |
| Hébergements sans classement ou en attente de classement | 1 % du coût de la nuitée | 5 % du coût de la nuitée |
Ces montants s’entendent par personne et par nuitée, avant taxes additionnelles. L’édition de juin 2026 du guide de la DGCL reproduit un barème 2027 aux montants identiques.
Les chambres d’hôtes n’ont pas de classement en étoiles. Elles relèvent toujours de la catégorie à 0,20-0,80 €, quelles que soient les prestations, et la commune ne peut leur appliquer qu’un seul tarif. Le classement d’un meublé change directement la ligne du barème : c’est l’un des effets décrits dans la page sur le classement d’un meublé de tourisme.
Taxe de séjour d’un hébergement non classé : le taux de 1 à 5 %
Depuis le 1er janvier 2019, les hébergements sans classement sont taxés proportionnellement à leur prix. La commune adopte un taux unique, compris entre 1 % et 5 %, qui peut comporter des décimales.
Trois règles encadrent le calcul, toutes tirées de l’article L2333-30 du code général des collectivités territoriales (CGCT) et du guide de la DGCL.
- L’assiette est le coût de la nuitée par personne, hors taxes. On divise le prix de la nuit par le nombre total d’occupants, y compris les personnes exonérées comme les enfants.
- Le plafond est le tarif le plus élevé adopté par la collectivité pour les hébergements classés. Si la commune a voté 2,60 € pour les 4 étoiles et rien au-dessus, le montant par personne et par nuit ne peut pas dépasser 2,60 €.
- Les prestations détachables ne font pas partie de l’assiette : si le ménage, le linge ou des frais de service sont facturés à part et identifiables, ils sont exclus. S’ils ne peuvent pas être séparés, le calcul porte sur le montant global hors taxes.
Un logement « en attente de classement » est traité comme non classé jusqu’à la décision. Selon la DGCL, le changement de régime ne joue qu’à partir de l’obtention effective du classement : la taxe reste proportionnelle jusque-là.
Comment calculer la taxe de séjour : la méthode pas à pas
La méthode diffère selon que le meublé est classé ou non. Elle se déroule en quatre étapes, avec un arrondi au centime à chaque étape, comme le recommande la DGCL.
Meublé classé :
- Relever le tarif voté par la commune pour la catégorie du logement.
- Compter les personnes assujetties, c’est-à-dire non exonérées.
- Multiplier le tarif par le nombre d’assujettis et par le nombre de nuits.
- Ajouter les taxes additionnelles éventuelles, calculées sur ce montant.
Meublé non classé :
- Diviser le prix de la nuit, hors prestations détachables, par le nombre total d’occupants.
- Appliquer le taux voté, puis comparer au plafond et retenir le plus petit des deux.
- Multiplier ce montant par le nombre d’assujettis et par le nombre de nuits.
- Ajouter les taxes additionnelles, calculées sur le montant arrondi.
Le guide de la DGCL illustre la règle du plafond avec une nuit à 800 € pour quatre personnes : 5 % de 200 € donnent 10 €, ramenés au plafond de 4 € adopté par la commune. Le plafond ne joue donc que pour les locations haut de gamme ou très peu occupées.
Exemples chiffrés : taxe de séjour au réel et au forfait
Au réel : 4 adultes, 2 enfants, 7 nuits, 910 €
Une famille de six personnes, dont deux mineurs, loue un gîte pour sept nuits au prix de 910 €, ménage facturé à part. La nuit coûte donc 130 €, soit 21,67 € par occupant. La commune a institué la taxe au réel, et le département la taxe additionnelle de 10 %.
| Hypothèse | Taxe par adulte et par nuit | Taxe communale (4 adultes × 7 nuits) | Part départementale (10 %) | Total du séjour |
|---|---|---|---|---|
| Non classé, taux de 5 % | 1,08 € | 30,24 € | 3,08 € | 33,32 € |
| Non classé, taux de 3 % | 0,65 € | 18,20 € | 1,96 € | 20,16 € |
| Classé 3 étoiles, tarif voté 1,00 € | 1,00 € | 28,00 € | 2,80 € | 30,80 € |
| Classé 3 étoiles, tarif plafond 1,70 € | 1,70 € | 47,60 € | 4,76 € | 52,36 € |
Le détail de la première ligne : 5 % de 21,67 € donnent 1,0835 €, arrondis à 1,08 €. La part départementale vaut 10 % de 1,08 €, soit 0,11 € par adulte et par nuit. Les deux enfants ne paient rien, mais ils comptent dans la division du prix de la nuit.
L’exemple montre qu’un meublé classé n’est pas toujours moins taxé. Tout dépend du tarif voté pour sa catégorie et du taux retenu pour les non classés. Avant de comparer, il faut lire la délibération de la commune.
Au forfait : quand le loueur paie sans collecter
Pour un hébergement classé ou des chambres d’hôtes, la collectivité peut choisir la taxe de séjour forfaitaire. Le loueur ne réclame alors rien aux voyageurs au titre de la taxe : il verse lui-même un montant fixé à l’avance, qu’il intègre à ses prix s’il le souhaite.
Le calcul repose sur trois éléments, selon la fiche 6 du guide de la DGCL :
- la capacité d’accueil, qui figure dans la décision de classement ;
- le nombre de nuitées de la période d’ouverture comprise dans la période de perception, auquel la collectivité peut appliquer un abattement ;
- le tarif voté pour la catégorie de l’hébergement.
Le guide prend l’exemple d’un établissement de 50 lits, ouvert 183 nuits, dans une commune qui a voté 0,90 € et un abattement de 30 %. La capacité retenue tombe à 35, et la taxe annuelle atteint 35 × 0,90 € × 183, soit 5 764,50 €. Transposé à un meublé classé de dix couchages ouvert 120 nuits, avec un tarif de 1,00 € et le même abattement, la capacité retenue serait de 7 et le forfait de 7 × 1,00 € × 120, soit 840 €, que le logement soit plein ou vide.
Le forfait convient aux hébergements très remplis, puisque le montant ne dépend pas de l’occupation réelle. Il pénalise en revanche une location peu occupée. Le loueur ne choisit pas : c’est la délibération de la collectivité qui fixe le régime de chaque catégorie.
Taxe additionnelle départementale et régionale : 10 %, 15 %, 200 % ou 34 %
Les taxes additionnelles se calculent sur le montant de la taxe communale ou intercommunale, et sont collectées en même temps. Le loueur doit les reverser avec la taxe principale, en distinguant chaque produit dans sa déclaration.
| Taxe additionnelle | Taux | Territoire | Texte |
|---|---|---|---|
| Départementale | 10 % | Départements qui l’ont instituée par délibération | CGCT, art. L3333-1 |
| Régionale, Société des grands projets | 15 % | Île-de-France | CGCT, art. L2531-17 |
| Régionale, Île-de-France Mobilités | 200 % | Île-de-France, depuis le 1er janvier 2024 | CGCT, art. L2531-18 |
| Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur | 34 % | Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes | CGCT, art. L4332-4 |
| Grand projet du Sud-Ouest | 34 % | Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Haute-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées, Ariège, Lot, Tarn, Tarn-et-Garonne | CGCT, art. L4332-5 |
| Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan | 34 % | Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales | CGCT, art. L4332-6 |
En Île-de-France, la charge change d’échelle. Pour une taxe communale de 1,08 € par personne et par nuit, les deux taxes régionales ajoutent 0,16 € et 2,16 €, soit 3,40 € au total avant une éventuelle part départementale. Sur le séjour de l’exemple, cela représenterait 95,20 € au lieu de 30,24 €.
Pour les non classés, le guide de la DGCL rappelle que le plafond s’applique à la taxe communale, avant les additionnelles. Une commune qui afficherait un « taux global » de 5,5 % au lieu de « 5 % plus 10 % » réduirait sa propre part quand le plafond joue.
Taxe de séjour et âge : les exonérations obligatoires
L’article L2333-31 du CGCT prévoit quatre exonérations, que toutes les collectivités doivent appliquer :
- les personnes mineures, c’est-à-dire de moins de 18 ans ;
- les titulaires d’un contrat de travail saisonnier employés dans la commune ;
- les personnes bénéficiant d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire ;
- les personnes qui occupent des locaux dont le loyer est inférieur à un montant fixé par la collectivité.
Il n’existe pas d’autre exonération légale liée à l’âge. Un étudiant majeur, un senior ou un voyageur handicapé paient la taxe, sauf s’ils entrent dans l’une des quatre catégories. Le propriétaire qui occupe son propre logement n’est pas concerné, puisque la taxe vise les personnes qui ne sont pas domiciliées dans la commune et n’y paient pas la taxe d’habitation.
Le loueur doit indiquer le motif d’exonération dans l’état qu’il remet à la collectivité. Conserver la date de naissance des enfants, ou une copie du contrat de saisonnier, facilite la réponse en cas de contrôle.
Taxe de séjour Airbnb : ce que collectent les plateformes
La loi de finances pour 2019 a rendu la collecte obligatoire pour certaines plateformes. L’article L2333-34 du CGCT vise les professionnels qui assurent par voie électronique un service de réservation ou de location et qui sont intermédiaires de paiement pour le compte de loueurs non professionnels.
| Situation de la réservation | Qui collecte la taxe ? | Qui la reverse ? |
|---|---|---|
| Plateforme intermédiaire de paiement, loueur non professionnel | La plateforme, obligatoirement | La plateforme, au plus tard le 30 juin et le 31 décembre |
| Plateforme non intermédiaire de paiement | Le loueur, sauf mandat donné à la plateforme | Le loueur, aux dates fixées par la collectivité |
| Réservation en direct, virement ou espèces | Le loueur | Le loueur, aux dates fixées par la collectivité |
| Loueur professionnel sur une plateforme | La plateforme si elle a reçu mandat, sinon le loueur | Celui qui a collecté |
Sur les plateformes qui encaissent le paiement, la taxe apparaît généralement dans le détail de la réservation. Le loueur doit vérifier que la plateforme collecte bien pour sa commune et selon la bonne catégorie. Un meublé classé déclaré comme non classé sur la plateforme sera taxé au pourcentage.
Le piège classique est le double paiement. Un loueur qui reverse lui-même une taxe déjà collectée par la plateforme paie deux fois. La DGCL indique que la commune peut rembourser si l’état déclaratif de la plateforme montre la collecte effective.
Comment déclarer et reverser la taxe de séjour soi-même
Quand il collecte lui-même, le loueur doit tenir un état qui accompagne chaque reversement. L’article L2333-34 du CGCT et la fiche 9 du guide de la DGCL en fixent le contenu :
- la date de la perception et la date de début du séjour ;
- l’adresse de l’hébergement et, le cas échéant, son numéro d’enregistrement ;
- le nombre de personnes et le nombre de nuitées ;
- le prix de chaque nuitée, pour un hébergement non classé ;
- le montant de la taxe perçue et les motifs d’exonération.
Les dates de reversement sont fixées par la délibération de la collectivité, souvent par trimestre ou par semestre. Beaucoup de communes et d’intercommunalités proposent un téléservice de déclaration. Les tarifs en vigueur sont publiés sur le site de la DGFiP consacré aux délibérations, taxesejour.impots.gouv.fr.
Le loueur soumis au régime forfaitaire, qui ne peut jamais concerner un hébergement non classé, fait une déclaration préalable au plus tard un mois avant le début de chaque période de perception. Il y mentionne notamment la capacité d’accueil, la période d’ouverture et le tarif applicable.
Avant la première location, l’ordre logique des démarches est le suivant : déclaration du meublé en mairie et numéro d’enregistrement, puis inscription auprès du service taxe de séjour de la collectivité.
Sanctions et évolutions de la taxe de séjour
La loi de finances pour 2019 a renforcé les amendes. Elles sont prononcées par le président du tribunal judiciaire, saisi par la commune ou l’intercommunalité, et leur produit revient à la collectivité.
| Manquement du collecteur au réel | Amende |
|---|---|
| Omission ou inexactitude dans la déclaration | 150 € par défaut, dans la limite de 12 500 € par déclaration |
| État récapitulatif inexact, incomplet ou produit en retard | 750 € à 12 500 € |
| Taxe non perçue sur un assujetti | 750 € à 12 500 € |
| Taxe collectée mais non reversée | 750 € à 2 500 € |
La règle a beaucoup changé en quelques années. Le tableau suivant reprend les étapes datées qui concernent un loueur de meublé.
| Date d’effet | Avant | Après |
|---|---|---|
| 1er janvier 2019 | Meublés non classés taxés par équivalence à une catégorie classée | Taux proportionnel de 1 à 5 % du coût de la nuitée par personne |
| 1er janvier 2019 | Collecte par les plateformes facultative | Collecte obligatoire pour les plateformes intermédiaires de paiement des loueurs non professionnels |
| 1er janvier 2020 | Choix possible entre réel et forfait pour les non classés | Régime au réel systématique pour les non classés |
| 1er janvier 2024 | Taxe régionale de 15 % en Île-de-France | Ajout de la taxe de 200 % au profit d’Île-de-France Mobilités |
| 1er janvier 2026 | Plafond 5 étoiles et palaces du barème 2025 | Barème revalorisé de 1,8 %, palaces à 4,90 € et 5 étoiles à 3,60 € |
La taxe de séjour est distincte de la fiscalité du loueur. Elle n’entre pas dans les recettes à déclarer, dont le traitement est détaillé sur la page consacrée à l’abattement micro-BIC du meublé de tourisme. En cas de doute sur une délibération ou un tarif, le service taxe de séjour de la commune ou de l’intercommunalité est l’interlocuteur compétent.
Questions fréquentes
Le loueur peut-il intégrer la taxe de séjour dans son prix ?
La taxe de séjour est due par le voyageur, pas par le loueur, dans le régime au réel. Elle doit donc apparaître à part et être reversée à la collectivité. Un prix affiché « taxe comprise » ne dispense pas de collecter et de reverser le montant exact.
La taxe de séjour est-elle une recette imposable pour le loueur ?
Non, dans le régime au réel, le loueur la collecte pour le compte de la commune ou de l'intercommunalité et la reverse. Elle ne constitue pas un loyer et ne s'ajoute pas aux recettes à déclarer en micro-BIC.
Où trouver le tarif voté par ma commune ?
Les collectivités saisissent leurs délibérations dans l'application DELTA de la DGFiP, et les tarifs sont consultables sur le site taxesejour.impots.gouv.fr. La délibération elle-même est disponible en mairie ou au siège de l'intercommunalité.
Une commune peut-elle appliquer des taux différents à deux meublés non classés ?
Non. Le guide de la DGCL précise qu'un seul taux s'applique à l'ensemble des hébergements sans classement ou en attente de classement, faute de critère légal pour les distinguer.
Faut-il collecter la taxe si la commune ne l'a pas instituée ?
Non. La taxe de séjour est facultative : elle n'est due que si la commune ou l'intercommunalité l'a instituée par délibération, prise avant le 1er juillet pour une application au 1er janvier suivant.
Sources et méthode
- Collectivités locales (DGCL), barème de la taxe de séjour applicable pour 2026 : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/gerer-les-finances-publiques-locales/fiscalite-locale/fiscalite-indirecte-locale/taxe-de-sejour (consulté le 25 septembre 2026)
- Collectivités locales (DGCL), Guide pratique des taxes de séjour, édition de juin 2026, fiches 5 (tarifs), 6 (calcul), 9 (reversement) et 11 (sanctions) : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/gerer-les-finances-publiques-locales/fiscalite-locale/fiscalite-indirecte-locale/taxe-de-sejour/guide-pratique-les-taxes-de-sejour (consulté le 25 septembre 2026)
- Légifrance, code général des collectivités territoriales, article L2333-34 (collecte par les plateformes), version en vigueur : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041470679 (consulté le 25 septembre 2026)
- Légifrance, CGCT, articles L4332-4 à L4332-6 (taxes additionnelles régionales de 34 %) : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070633/LEGISCTA000006181334/ (consulté le 25 septembre 2026)
- DGFiP, délibérations des collectivités sur les taxes de séjour : https://taxesejour.impots.gouv.fr/FR/ (consulté le 25 septembre 2026)