En bref
- Revenus 2025 : 50 % d'abattement dans la limite de 77 700 € de recettes pour un meublé de tourisme classé ou des chambres d'hôtes, contre 71 % jusqu'à 188 700 € en 2024.
- Meublé de tourisme non classé : 30 % d'abattement dans la limite de 15 000 € depuis les revenus 2025, contre 50 % jusqu'à 77 700 € en 2024.
- Revenus 2026 : le seuil des meublés classés passe à 83 600 €, celui des non classés reste à 15 000 €, les taux ne bougent pas.
- L'abattement supplémentaire de 21 % des zones rurales n'a servi que pour les revenus 2023 : il ne figure plus dans le texte ni dans la déclaration depuis.
Depuis les revenus 2025, un meublé de tourisme classé bénéficie d’un abattement de 50 % dans la limite de 77 700 € de recettes, et un meublé non classé d’un abattement de 30 % dans la limite de 15 000 €. En 2024, les mêmes logements profitaient de 71 % et de 50 %. Pour les revenus 2026, le plafond des meublés classés monte à 83 600 € et les taux restent identiques.
Cette page donne les deux régimes côte à côte, avec leur date d’effet, puis les applique à trois profils de loueurs. Elle ne remplace pas le service des impôts ni un expert-comptable, qu’il faut consulter dès que la situation sort des cas décrits.
Quel est l’abattement d’un meublé de tourisme en 2026 ?
L’abattement est la part des recettes que l’administration considère comme des charges, sans justificatif. Il s’applique dans le régime micro-BIC, le régime simplifié des bénéfices industriels et commerciaux, c’est-à-dire des revenus d’une activité commerciale. La location meublée en relève fiscalement, même quand elle est occasionnelle.
Le taux dépend du type de location, pas du nombre de nuits ni de la commune. Les seuils s’apprécient sur les recettes hors taxes de l’année précédente ou de l’avant-dernière année.
| Type de location | Recettes 2025 : seuil | Recettes 2025 : abattement | Recettes 2026 : seuil | Recettes 2026 : abattement |
|---|---|---|---|---|
| Meublé de tourisme classé et chambres d’hôtes | 77 700 € | 50 % | 83 600 € | 50 % |
| Meublé de tourisme non classé | 15 000 € | 30 % | 15 000 € | 30 % |
| Autre location meublée (longue durée) | 77 700 € | 50 % | 83 600 € | 50 % |
Les seuils 2026 viennent du barème BOFiP BOI-BAREME-000044, publié le 19 août 2026, qui les fixe pour la période 2026 à 2028. Ils résultent de la revalorisation triennale des seuils des micro-entreprises. Le seuil de 15 000 € des meublés non classés, fixé par le 1° bis de l’article 50-0 du code général des impôts, n’a pas été revalorisé en 2026.
Quel que soit le taux, l’abattement ne peut pas être inférieur à 305 €. Un loueur qui encaisse 300 € dans l’année n’a donc aucun bénéfice imposable.
Abattement meublé de tourisme classé : de 71 % à 50 %
Un meublé de tourisme classé est un logement meublé qui a obtenu de 1 à 5 étoiles après une visite d’inspection. La procédure et son coût sont détaillés sur la page consacrée au classement d’un meublé de tourisme. Fiscalement, les chambres d’hôtes suivent exactement le même régime que les meublés classés.
La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a réécrit l’article 50-0 du code général des impôts. Son article 7 s’applique aux revenus perçus à compter du 1er janvier 2025. Pour les revenus 2024, la loi a maintenu l’ancienne rédaction.
| Meublé classé ou chambres d’hôtes | Revenus 2024 (déclarés en 2025) | Revenus 2025 (déclarés en 2026) | Revenus 2026 (déclarés en 2027) |
|---|---|---|---|
| Abattement | 71 % | 50 % | 50 % |
| Seuil de recettes | 188 700 € | 77 700 € | 83 600 € |
| Texte | Art. 50-0 CGI, rédaction antérieure à la LF 2024 | Loi n° 2024-1039, art. 7 | Loi n° 2024-1039 et BOI-BAREME-000044 |
La perte est de 21 points d’abattement. Sur 10 000 € de recettes, le bénéfice imposable passe de 2 900 € à 5 000 €. L’écart avec la location meublée de longue durée disparaît : les deux relèvent désormais du même taux de 50 %.
Le classement garde pourtant un intérêt fiscal net. Il permet de rester au micro-BIC jusqu’à 77 700 € de recettes au lieu de 15 000 €, et il vaut 20 points d’abattement de plus qu’un logement non classé. Les critères à remplir sont décrits dans la grille de classement des meublés de tourisme.
Abattement meublé de tourisme non classé : 30 % dans la limite de 15 000 €
Un meublé de tourisme non classé est un logement loué à une clientèle de passage, sans décision de classement en cours de validité. C’est le cas de la majorité des logements proposés sur les plateformes de location entre particuliers.
| Meublé de tourisme non classé | Revenus 2023 | Revenus 2024 | Revenus 2025 et 2026 |
|---|---|---|---|
| Abattement | 50 % en pratique | 50 % | 30 % |
| Seuil de recettes | 77 700 € en pratique | 77 700 € | 15 000 € |
| Texte | LF 2024, art. 45, avec maintien admis de l’ancien régime | Art. 50-0 CGI, rédaction antérieure à la LF 2024 | Loi n° 2024-1039, art. 7 |
La loi de finances pour 2024 avait déjà prévu 30 % et 15 000 € pour les revenus 2023. L’administration avait toutefois admis que les contribuables continuent d’appliquer l’ancienne version de l’article 50-0 pour ces revenus, et la 2042-C-PRO des revenus 2023 ne comportait aucune case à 30 %. La loi Le Meur a ensuite reporté la baisse aux revenus 2025, en neutralisant l’année 2024.
Concrètement, un studio non classé qui rapporte 9 000 € voit son bénéfice imposable passer de 4 500 € en 2024 à 6 300 € en 2025. La différence de 1 800 € est taxée au barème de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.
Abattement en zone rurale : que reste-t-il des 21 % supplémentaires ?
La question revient souvent, parce que des pages anciennes évoquent encore un abattement total de 92 %. Voici ce que disent les textes officiels consultés.
L’article 45 de la loi de finances pour 2024 avait créé un abattement supplémentaire de 21 % pour les meublés de tourisme classés. Il était réservé aux logements situés hors des zones de fort déséquilibre entre l’offre et la demande de logements, dont les recettes de l’année précédente ne dépassaient pas 15 000 €. La 2042-C-PRO des revenus 2023 comportait une case dédiée, la 5QS, pour les meublés classés situés en zone B2 ou C, définies par un arrêté du 2 octobre 2023.
Ce bonus n’a vécu qu’un an. La loi Le Meur a rendu applicable aux revenus 2024 l’article 50-0 dans sa rédaction antérieure à la loi de finances pour 2024, qui ne connaissait pas ce supplément. Puis elle a réécrit l’alinéa des abattements pour les revenus 2025 avec trois taux seulement : 71 %, 50 % et 30 %.
| Élément vérifié | Revenus 2023 | Revenus 2024 | Revenus 2025 |
|---|---|---|---|
| Abattement supplémentaire de 21 % | Oui, sur option, case 5QS | Non | Non |
| Case dédiée sur la 2042-C-PRO | 5QS, 5RS, 5SS | Aucune | Aucune |
| Abattement maximal d’un meublé classé | 92 % | 71 % | 50 % |
Des sites privés affirment qu’un bonus survit dans les zones de revitalisation rurale. Nous n’avons trouvé cette mention ni dans l’article 7 de la loi Le Meur, ni dans le BOFiP à jour du 19 août 2026, ni dans le formulaire 2042-C-PRO des revenus 2025. En l’état des sources officielles, il n’existe plus d’abattement rural pour les revenus 2025.
Plafond du micro-BIC : ce qui se passe quand on le dépasse
Le plafond ne coupe pas le micro-BIC au premier euro de trop. L’administration raisonne sur deux années consécutives.
- Première année de dépassement : le micro-BIC continue de s’appliquer, et l’abattement porte sur la totalité des recettes, y compris la part qui dépasse le seuil.
- Deuxième année consécutive : le passage au régime réel devient obligatoire à partir de l’année suivante.
- Retour sous le seuil : le loueur peut revenir au micro-BIC, sauf s’il a opté volontairement pour le réel.
La foire aux questions fiscale de mars 2026 résume la règle ainsi : au-delà de 15 000 € ou de 77 700 € sur deux années consécutives, N-2 et N-1, le loueur relève obligatoirement du réel. S’il était au micro, il doit prévenir son service des impôts des entreprises par la messagerie de son espace professionnel.
Les recettes de tous les logements meublés du loueur s’additionnent. Le plafond n’est pas calculé logement par logement, ce qui piège souvent les propriétaires de deux petits studios non classés.
Exemples chiffrés : trois profils de loueur
Les calculs ci-dessous appliquent les taux officiels. Pour rester lisibles, ils retiennent une tranche marginale d’imposition hypothétique de 30 %, appliquée au seul revenu locatif, et les prélèvements sociaux de 18,6 % que le site impots.gouv.fr indique pour la location meublée (CSG de 10,6 %, CRDS de 0,5 %, prélèvement de solidarité de 7,5 %). Ce n’est pas une simulation de l’impôt réel d’un foyer.
Gîte classé 3 étoiles, 18 000 € de recettes en 2025
| Calcul | Règle 2024 (71 %) | Règle 2025 (50 %) |
|---|---|---|
| Recettes déclarées | 18 000 € | 18 000 € |
| Abattement | 12 780 € | 9 000 € |
| Bénéfice imposable | 5 220 € | 9 000 € |
| Impôt sur le revenu à 30 % | 1 566 € | 2 700 € |
| Prélèvements sociaux | 898 € (17,2 %) | 1 674 € (18,6 %) |
| Total | 2 464 € | 4 374 € |
Le même gîte, avec les mêmes réservations, supporte environ 1 900 € de prélèvements supplémentaires. La hausse vient pour l’essentiel de la baisse de l’abattement, et pour une petite part du taux de CSG.
Studio non classé, 9 000 € de recettes en 2025
| Calcul | Non classé (30 %) | S’il était classé (50 %) |
|---|---|---|
| Recettes déclarées | 9 000 € | 9 000 € |
| Bénéfice imposable | 6 300 € | 4 500 € |
| Impôt sur le revenu à 30 % | 1 890 € | 1 350 € |
| Prélèvements sociaux à 18,6 % | 1 172 € | 837 € |
| Total | 3 062 € | 2 187 € |
Le classement réduirait ici la facture d’environ 875 € par an. Il faut mettre ce gain en regard du coût de la visite de classement, valable cinq ans, et des éventuels équipements à ajouter pour atteindre le nombre d’étoiles visé.
Meublé non classé qui franchit les 15 000 €
Un appartement non classé encaisse 14 000 € en 2024, puis 19 000 € en 2025 et 21 000 € en 2026. En 2025, le loueur reste au micro-BIC, puisque ses recettes de 2024 ne dépassaient pas le seuil : il déclare 19 000 € et l’abattement de 30 % porte sur la totalité. En 2026, il reste encore au micro, car une seule année, 2025, a dépassé le seuil : il déclare 21 000 €, abattus à 30 %. Les recettes de 2025 et de 2026 dépassent toutes deux 15 000 € : le réel devient obligatoire pour les revenus 2027.
Deux issues existent pour ce profil : faire classer le logement, ce qui relève le plafond à 83 600 € et l’abattement à 50 %, ou préparer une comptabilité au réel avec l’aide d’un professionnel.
Abattement 2023, 2024, 2025, 2026 : le récapitulatif année par année
Les recherches mêlent souvent l’année des revenus et l’année de la déclaration. Les revenus d’une année se déclarent au printemps de l’année suivante : l’abattement « 2025 » est celui des loyers encaissés en 2025, déclarés en mai ou juin 2026. Le tableau suivant reprend toutes les règles vérifiées, du déclarant 1.
| Revenus de | Déclarés en | Meublé classé et chambres d’hôtes | Meublé non classé | Location meublée classique |
|---|---|---|---|---|
| 2023 | 2024 | 71 % jusqu’à 188 700 €, case 5NG ; 92 % en zone B2 ou C sous 15 000 €, case 5QS | 50 % jusqu’à 77 700 €, case 5ND | 50 % jusqu’à 77 700 €, case 5ND |
| 2024 | 2025 | 71 % jusqu’à 188 700 €, case 5NG | 50 % jusqu’à 77 700 €, case 5ND | 50 % jusqu’à 77 700 €, case 5ND |
| 2025 | 2026 | 50 % jusqu’à 77 700 €, case 5NG | 30 % jusqu’à 15 000 €, case 5NH | 50 % jusqu’à 77 700 €, case 5NI |
| 2026 | 2027 | 50 % jusqu’à 83 600 € | 30 % jusqu’à 15 000 € | 50 % jusqu’à 83 600 € |
Pour les revenus 2026, les cases de la déclaration de 2027 ne sont pas encore publiées : la numérotation de la dernière colonne sera à vérifier sur le formulaire de l’an prochain. Les seuils et taux, eux, sont fixés par le BOFiP pour la période 2026 à 2028.
Une tolérance existe pour les loueurs qui avaient opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, un paiement de l’impôt en même temps que les cotisations sociales. La foire aux questions fiscale admet que les chambres d’hôtes et les meublés non classés concernés appliquent encore, pour ce seul versement sur les revenus 2025, les anciens seuils et taux. Elle réserve cette tolérance à ceux qui avaient opté avant le 30 septembre 2024, ou dans les trois mois d’une création intervenue avant la fin de 2024.
Micro-BIC ou réel : quand l’abattement ne suffit plus
Au régime réel, le loueur déduit ses charges effectives au lieu d’un forfait. Il peut aussi pratiquer l’amortissement, c’est-à-dire déduire chaque année une fraction du prix d’achat du logement et du mobilier. Le réel est obligatoire au-delà des seuils et possible sur option en dessous.
L’arbitrage se fait par un calcul simple : si les charges réelles et l’amortissement dépassent l’abattement forfaitaire, le réel est plus avantageux. Avec un abattement ramené à 30 % pour un non classé, le seuil de bascule est vite atteint dès qu’il y a un emprunt en cours.
| Gîte classé à 18 000 € de recettes (hypothèses) | Micro-BIC | Réel |
|---|---|---|
| Charges retenues | 9 000 € (forfait de 50 %) | 7 500 € de charges réelles |
| Amortissement | Aucun | 6 000 € |
| Bénéfice imposable | 9 000 € | 4 500 € |
Les montants de charges et d’amortissement de ce tableau sont des hypothèses d’illustration, pas des moyennes constatées. Trois contreparties pèsent sur le réel :
- une comptabilité complète et une déclaration professionnelle n° 2031, télétransmise depuis l’espace professionnel ;
- l’amortissement ne peut pas créer de déficit : la part qui excède le résultat est reportée ;
- pour les ventes réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits sont retranchés du prix d’acquisition dans le calcul de la plus-value, ce qui l’augmente.
Pour les revenus 2026, l’option pour le réel devait être exercée avant la date limite de la déclaration des revenus 2025, au printemps 2026, selon Service-Public.fr. Au-delà de ces principes, le choix dépend de l’emprunt, des travaux prévus et de la durée de détention : c’est typiquement le moment de consulter un expert-comptable.
LMNP ou LMP : le seuil de 23 000 € ne change pas l’abattement
Deux notions sont souvent confondues. Le micro-BIC et le réel sont des régimes d’imposition. Le LMNP (loueur en meublé non professionnel) et le LMP (loueur en meublé professionnel) sont des statuts, qui décident notamment du sort des déficits et des plus-values.
| Statut | Conditions (foyer fiscal) | Conséquences principales |
|---|---|---|
| LMNP | Recettes annuelles inférieures à 23 000 €, ou inférieures aux autres revenus d’activité du foyer | Déficits imputables sur les seuls revenus de location meublée pendant 10 ans ; plus-values des particuliers |
| LMP | Recettes supérieures à 23 000 € et supérieures aux autres revenus d’activité du foyer | Déficits imputables sur le revenu global ; plus-values professionnelles, exonération possible après 5 ans d’activité |
Un LMP peut rester au micro-BIC s’il est sous les seuils : il déclare alors ses recettes en case 5KP de la 2042-C-PRO, avec un abattement de 50 %. Pour un meublé non classé, la coexistence est rare, puisque le statut LMP suppose plus de 23 000 € de recettes, bien au-delà du plafond de 15 000 €.
Un point social s’ajoute : au-delà de 23 000 € de recettes annuelles de location de courte durée, le loueur est affilié à la sécurité sociale des indépendants et paie des cotisations sociales à la place des prélèvements sociaux. Le mode déclaratif est détaillé dans la page déclarer les revenus d’un meublé de tourisme.
Quel taux pour quel logement ?
Le vocabulaire du tourisme ne correspond pas toujours aux catégories fiscales. Le tableau ci-dessous rattache chaque forme d’hébergement à son taux pour les revenus 2025.
| Hébergement | Catégorie fiscale | Abattement 2025 | Case de la 2042-C-PRO (déclarant 1) |
|---|---|---|---|
| Meublé de tourisme classé de 1 à 5 étoiles | Meublé de tourisme classé | 50 % | 5NG |
| Chambres d’hôtes | Même régime que les meublés classés | 50 % | 5NG |
| Gîte labellisé mais non classé | Meublé de tourisme non classé | 30 % | 5NH |
| Gîte labellisé et classé | Meublé de tourisme classé | 50 % | 5NG |
| Meublé loué à l’année ou en bail mobilité | Autre location meublée | 50 % | 5NI |
| Chambre louée chez soi, moins de 760 € par an | Exonéré d’impôt sur le revenu | Sans objet | Rien à déclarer |
Pour les chambres d’hôtes, la règle d’exonération tient au montant : si le produit de la location de chambres chez soi à des personnes de passage ne dépasse pas 760 € TTC par an, il n’est pas imposable. Les autres règles propres aux chambres d’hôtes figurent sur la page ouvrir une chambre d’hôtes.
Enfin, la déclaration elle-même ne demande aucun calcul : on inscrit les recettes brutes, loyers et charges facturées compris, dans la bonne case. L’administration applique l’abattement. L’essentiel du travail consiste donc à choisir la bonne catégorie et à vérifier que le classement était bien en vigueur pendant la période de location.
Questions fréquentes
L'abattement de 50 % s'applique-t-il dès la première nuit classée ?
Les textes consultés ne prévoient pas de règle de prorata publiée pour un classement obtenu en cours d'année. Le plus prudent consiste à ne déclarer en case « classé » que les recettes encaissées pendant la validité de la décision de classement, et à interroger le service des impôts en cas de doute.
Un gîte labellisé a-t-il droit à l'abattement des meublés classés ?
Non, pas du seul fait de son label. La foire aux questions de l'administration fiscale précise qu'un gîte n'a droit au seuil et à l'abattement des meublés classés que s'il a obtenu officiellement le classement en meublé de tourisme.
Faut-il appliquer soi-même l'abattement sur la déclaration ?
Non. On déclare les recettes brutes, sans rien déduire, dans la case qui correspond au type de location. L'administration applique l'abattement forfaitaire, avec un minimum de 305 €.
Le plafond de 15 000 € est-il calculé par logement ?
Non. Pour apprécier les limites du micro-BIC, l'administration demande de globaliser les recettes de toutes les locations meublées. Deux studios non classés à 8 000 € chacun représentent 16 000 € de recettes.
Les frais de ménage facturés aux voyageurs entrent-ils dans les recettes ?
Oui. La brochure pratique demande de déclarer le montant total des sommes encaissées au titre des locations meublées, charges comprises. La taxe de séjour collectée pour la commune n'est pas une recette du loueur.
Sources et méthode
- impots.gouv.fr, Foire aux questions « Régime des locations meublées » (mars 2026), tableau des seuils et abattements 2024 et 2025 : https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/media/1_metier/5_international/actualite/faq-lmnp-03_2026.pdf (consulté le 25 septembre 2026)
- BOFiP, BOI-BAREME-000044 du 19 août 2026, seuils des régimes d'imposition 2023-2025 et 2026-2028 : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/14069-PGP.html/identifiant=BOI-BAREME-000044-20260819 (consulté le 25 septembre 2026)
- BOFiP, BOI-BIC-DECLA-20 du 19 août 2026, taux d'abattement du régime micro-BIC : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1884-PGP.html/identifiant=BOI-BIC-DECLA-20-20260819 (consulté le 25 septembre 2026)
- BOFiP, ACTU-2025-00127, loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, art. 7 : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/14765-PGP.html/ACTU-2025-00127 (consulté le 25 septembre 2026)
- BOFiP, ACTU-2024-00003, loi de finances pour 2024, art. 45 (abattement supplémentaire de 21 %) : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/14109-PGP.html/ACTU-2024-00003 (consulté le 25 septembre 2026)
- Légifrance, loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, article 7 : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000050612784 (consulté le 25 septembre 2026)
- impots.gouv.fr, formulaires 2042-C-PRO des revenus 2023, 2024 et 2025 (n° 11222*26, *27 et *28) : https://www.impots.gouv.fr/sites/default/files/formulaires/2042/2026/2042_5474.pdf (consulté le 25 septembre 2026)
- impots.gouv.fr, Brochure pratique 2026, chapitre « Revenus et plus-values des professions non salariées » : https://www.impots.gouv.fr/www2/fichiers/documentation/brochure/ir_2026/pdf_som/11-revenus_non_salaries_161a182.pdf (consulté le 25 septembre 2026)
- Service-Public.fr, « Impôt sur le revenu : revenus d'une location meublée », F32744, mis à jour le 15 avril 2026 : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F32744 (consulté le 25 septembre 2026)
- impots.gouv.fr, « Je donne un bien en location. Dois-je payer des prélèvements sociaux ? », mis à jour le 17 juillet 2026 : https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-donne-un-bien-en-location-dois-je-payer-des-prelevements-sociaux (consulté le 25 septembre 2026)